Vivre avec un glaucome

Faire du sport avec un glaucome

Faire du sport est tout à fait possible et même conseillé car la pression intraoculaire baisse légèrement pendant celui-ci.

Aucun sport n’est formellement contre-indiqué sauf dans le mois qui suit une opération chirurgicale pour glaucome et en particulier tout choc direct sur l’œil opéré, tout contact avec de l’eau de mer ou de piscine. Certains sports violents ou extrêmes doivent être écartés de façon prolongée ou définitive en fonction du type de glaucome ou d’intervention subie. La question est à poser à votre ophtalmologue.

Faire de la plongée sous marine n’est pas contrindiqué. Cependant, en cas d’accident ou d’inexpérience, les yeux peuvent être soumis à de fortes pressions (plaquage du masque). Les sujets prédisposés au glaucome par fermeture de l’angle doivent bénéficier d’une prévention par laser avant de pratiquer la plongée.

L’alpinisme n’est pas une contre indication en cas de glaucome sauf dans les conditions extrêmes d’hypoxie (raréfaction de l’oxygène dans l’air en très haute altitude), où les conséquences sur le nerf optique sont mal connues et où il vaut mieux recommander la prudence.

Conduire avec un glaucome

En général, dans la plupart des cas de glaucome dépistés à temps et traités, la conduite est possible. Ce n’est qu’en cas de glaucome très évolué avec un champ visuel binoculaire très dégradé que la conduite devient difficile et dangereuse.

Il ne faut pas oublier  qu’après une consultation d’ophtalmologie où la pupille est dilatée pour l’examen, il n’est pas indiqué de reprendre son véhicule pendant quelques heures.

Glaucome, une maladie invalidante?

Le glaucome est une maladie très fréquente mais, heureusement, le risque de devenir aveugle est très faible. Les grands handicaps visuels provoqués par le glaucome sont aujourd’hui de plus en plus rares ; les cécités par glaucome sont exceptionnelles.

Depuis des années, l’amélioration de la prise en charge de la maladie ainsi

que le développement de nouveaux médicaments efficaces et mieux tolérés permettent d’empêcher une évolution funeste et de limiter l’handicap visuel.

Dans quelques cas graves, de plus en plus rares actuellement, l’aboutissement de cette maladie peut malheureusement conduire à la cécité.

En résumé, les glaucomes détectés et traités tôt puis bien surveillés ont un pronostic remarquablement meilleur qu’autrefois.

Rééducation visuelle

En général, la rééducation ne peut pas améliorer la fonction visuelle d’un glaucomateux. Le nerf optique lésé par le glaucome ne transmet plus normalement les images au cerveau et le tissu nerveux abîmé ne peut être réparé par une rééducation.

Cependant, une forme particulière de rééducation: celle de « basse vision » peut, dans certains cas de glaucome très évolué, aider le patient à utiliser au mieux les possibilités du champs visuel qui lui reste.

Les systèmes d’aide visuelle que l’on apprend à utiliser au cours de ces rééducations (loupes, systèmes télescopiques, caméras de télévision) peuvent être efficaces et améliorer la qualité de vie.

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